L'une des expériences qui transforme le plus une femme s'avère être également un tabou chez les musiciens : elle peut devenir mère si elle veut, mais surtout qu'elle n'en parle pas dans ses chansons. Alela Diane, auteure-compositrice-interprète acclamée par la critique, s'oppose fermement à cette injonction. Si quelqu'un peut conquérir ce nouveau territoire, c'est bien Alela. Cusp est certes un virage thématique pour l'artiste, mais l'on y retrouve l'écriture précise et la voix cristalline qui ont déjà séduit de nombreux fans dans le monde entier. Cet album, constitué de 11 morceaux, est né en janvier 2016, au cours des trois semaines qu'elle a passées en résidence à Caldera, dans l'Oregon. Au début de son séjour à Caldera, Alela se casse l'ongle du pouce en pelletant de la neige, rendant difficile le fingerpicking qui a fait sa renommée. Ayant remarqué un piano à queue dans le lodge principal, elle décide de s'y installer pour composer. En résulte le disque le plus pianistique de sa carrière, alimenté par une énergie qui permet d'affronter la nouveauté et même d'en tomber amoureux.

 

Un dimanche matin, après être allé chercher son linge sur le séchoir, l'ours fut frappé de consternation : il ne rentrait plus dans son slip... Il avait beau tirer, ça ne montait plus... Son slip coinçait aux genoux... L'ours se trouva lourd et encombrant. Son ventre était mou comme un flan et ses jambes bloblotaient en marchant. Ça le rendait fou. Il se mit donc au régime sec.